Vie Municipale // Voeux du Maire 2019

DISCOURS DU 15 JANVIER 2019

 

 

Salut aux personnalités,

 

Les vœux du nouvel an représentent un mélange de plusieurs traditions.

 

Tout d’abord il est reconnu que les fameuses étrennes de nouvel an sont des traditions venues tout droit des Romains.

Ensuite les cartes de vœux sont une invention qui vient directement de l’extrême orient.

Elles étaient destinées à exprimer de la gratitude et étaient signe de politesse.

Elles servaient surtout à maintenir des relations commerciales cordiales.

Enfin les visites de fin d’année proviennent surtout du continent et des zones où les familles, bien qu’étant éparpillées, restaient toujours dans un territoire de proximité.

Ainsi les traditions des vœux sont un mélange subtil de plusieurs coutumes, une parfaite illustration du vivre ensemble.

En mon nom personnel ainsi qu’au nom du conseil municipal, recevez nos vœux les plus chaleureux pour 2019.

Que cette année vous trouve en santé, et voit se réaliser tous vos vœux les plus chers pour vous et votre famille.

 

 

S’échanger les vœux contribue au vivre ensemble.

Vivre ensemble nécessite de ressentir un sentiment d’appartenance à un groupe, à une communauté.

On voit bien depuis quelques semaines que ce sentiment se délite. Le phénomène que représente les luttes des gilets jaunes est symptomatique à ce sujet.

Cette impression : qui vient de loin, qui date de plusieurs décennies et que le gouvernement Macron a accéléré en 18 mois, que nous ne vivons pas tous dans la même France, qu’il existe la France qui encaisse 53 milliards de dividendes (+13% en un an) pour qui la justice est douce,

et qu’à côté de cette France, l’autre « France » celle que notre Président qualifie, selon ses humeurs, d’illettrés, de gens de rien ou de foule haineuse pour qui les fins de mois commencent le 10 et pour laquelle la justice est impitoyable.

 

Dans toute l’histoire de France c’est l’injustice poussée à son paroxysme qui a amené aux révoltes qui se sont transformées ensuite en révolution de nos organisations politiques, sociales et économiques et ceci du moyen âge à nos jours.

Nous sommes dans ce temps de l’histoire et l’autisme de nos gouvernants ne fera qu’en accélérer le processus inéluctable.

C’est dans cet environnement politique que les élus de terrain que sont les maires doivent accomplir le mandat qui leur a été confié de servir la population.

Ils doivent le faire en affrontant la déconsidération que le gouvernement leur porte.

Le # « balance ton maire » lancé si finement par Darmanin et des élus « La République En Marche » en est un exemple, hélas parmi d’autres.

Ils doivent accomplir leur mandat avec de moins en moins de moyens, notamment financiers.

 

 

A Longlaville c’est plus de 300 000 € que nous avons perdu en dotations d’Etat en 4 ans : 10% de notre budget de fonctionnement.

Malgré cela à Longlaville, en 2018, nous avons continué à donner un nouveau souffle à la ville.

Nous avons, par exemple, développé notre politique sociale en renforçant l’accompagnement aux plus faibles.

Le poste de travailleuse sociale que nous avons créé en avril 2017 a donné à ce sujet son plein effet en 2018.

 

Nous avons noué un partenariat avec la ville de Mont-Saint-Martin pour permettre aux familles en difficultés de Longlaville d’avoir accès à leur épicerie sociale ce qui a amélioré sensiblement le volume de denrées alimentaires et autres produits de première nécessité dont ils peuvent bénéficier.

 

Le service jeunesse, restructuré en fin 2017 a donné sa pleine mesure en 2018 avec des projets innovants qui ont été mis en œuvre.

Je ne veux en citer qu’un à titre d’exemple : « La grande lessive » qui a été un franc succès en mobilisant les écoles et de nombreuses associations longlavilloises.

 

La culture est l’ADN de Longlaville depuis toujours et notamment depuis que Bogdan Politanski avait décidé de la construction du centre « Elsa Triolet » hélas détruit par un incendie.

Le premier marqueur que nous avons posé de cette volonté de développer la culture et de préserver le patrimoine artistique de la ville est pour moi, tout un symbole.

En effet, le premier marché public que nous avons conclu début juin 2014, deux mois après notre élection, l’était pour permettre l’implantation au Parc Zani des fresques de Jean Picart Le Doux qui se trouvaient sur le centre Elsa Triolet et qui, conservées depuis 2007 dans des conditions épouvantables auraient été perdues à tout jamais si nous n’avions rien fait.

Nous avons donné à l’Espace Jean Ferrat les moyens du rayonnement que tous, ou presque, lui reconnaissent aujourd’hui sur le Pays Haut avec une programmation de très grande qualité.

Il est évident que sans le dévouement fabuleux des bénévoles les spectacles auraient du mal à se tenir.

Il est non moins évident que sans les 200 000 € que la ville consacre, chaque année sur son budget à la culture, rien ne serait possible.

Cette volonté de maintenir une offre culturelle de haut niveau est forte.

Nous la maintiendrons, je dirai « contre vents et marées ».

 

 

2018 a vu le début du grand projet de réaménagement du centre-ville.

Pour cela il nous a fallu franchir plusieurs obstacles, et pas des moindres.

Le tout premier était l’avis défavorable de l’Etat au Plan Local d’Urbanisme émis le 12 mars 2014, quelques jours avant le 1er tour des élections municipales car la proposition de construction de près de 400 logements en centre-ville était en conflit avec les documents d’urbanisme.

Dès juin 2014, nous nous sommes attelés à retravailler ces documents.

Et, dans quelques semaines nous présenterons aux longlavillois, en compagnie du promoteur pour lequel nous avons signé une promesse de vente lors du dernier conseil, le projet de 43 logements, conforme celui-ci aux documents d’urbanisme.

Les longlavillois auront ainsi l’occasion de donner leur avis sur ce qui d’ici deux à trois ans modifiera complétement l’image de la ville.

Car à ces 43 logements s’ajoutera une nouvelle école élémentaire, qui de l’avis de tous, sera superbe et dont la première pierre a été posée le 18 décembre en présence de Monsieur le Sous-Préfet.

Elle ouvrira ces portes à la rentrée de septembre 2020.

 

Enfin l’ancienne concession Citroën sera très, très bientôt démolie, c’est promis.

S’ajoute à cela la réhabilitation complète de la salle Leonov que nous espérons inaugurer en mai de cette année.

Je veux dire que ce que je viens d’énoncer en ce qui concerne les réalisations fortes qui vont jalonner 2019 est rendu possible parce que je suis l’animateur d’une équipe municipale formidable.

Toutes et tous, avec les qualités qui leurs sont propres amènent par leurs réflexions, leurs propositions, à enrichir les projets, à faire en sorte que la somme des intelligences individuelles, fasse fructifier l’intelligence collective.

 

Je veux dire ma fierté d’être à la tête de ce collectif de femmes et d’hommes de cette qualité et je les en remercie.

Mais qu’ils se rassurent ! Il reste beaucoup de travail à accomplir.

 

 

Je ne peux pas conclure mon propos sans dire un mot de notre territoire transfrontalier.

Je suis heureux que le Pôle Métropolitain Frontalier qui va regrouper 8 intercommunalités se mette en place ce lundi 11 février à Thionville.

 

A ce sujet, je remercie les 17 collègues de la communauté d’agglomération qui m’ont confié la responsabilité d’y siéger.

J’y vais sans esprit de boutique, sans sectarisme aucun, avec la seule volonté de contribuer à faire avancer cet espace Nord-Lorraine et créer les conditions d’un co-développement harmonieux avec nos amis du Luxembourg qui donne à chacun, dans cet espace européen de coopération les moyens nécessaires de sa progression et de son attractivité.

 

Ce pôle métropolitain ne peut pas être un salon où l’on discute la langue à la mode                                      « le transfrontalier ».

Il doit se doter de compétences propres et la toute première, la plus urgente me semble être la mobilité.

Je suis d’autant plus heureux d’y siéger que je suis le Président de l’Agence d’Urbanisme : AGAPE Lorraine Nord et que celle-ci a fortement contribué à alimenter la réflexion contenue dans le rapport que le commissariat général à l’Egalité des Territoires avait remis en son temps au gouvernement pour la mise en place de ce Pôle Métropolitain.

 

 

Un tout dernier mot.

 

Sur le territoire de Longlaville, il existe un superbe bâtiment, vestige de la sidérurgie.

Vous avez compris que je veux parler des soufflantes.

Soyez certain de ma détermination sans faille à faire en sorte que ce bâtiment revienne dans le domaine public.

Quant à sa destination future, ce ne sont pas les idées qui manquent et je mets toutes mes forces afin que nous puissions bientôt en débattre au sein de la communauté d’agglomération.

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

Je mesure votre impatience à partager le verre de l’amitié.

Je mesure aussi que j’ai été un peu long et que certains s’impatientent.

Aussi, en conclusion, permettez-moi, en mon nom et en celui du Conseil Municipal de vous souhaiter à nouveau une belle année 2019.

Cependant, l’âge me venant vous allez devoir subir pendant quelques instants, le déroulement d’une petite cérémonie.

 

Me voilà avec 35 ans de mandat.

Dans notre République, l’engagement s’honore et je suis fier que mon ami Jean-Paul Durieux, Député honoraire, ait accepté la proposition que je lui avais soumise que ce soit lui qui me remette cette médaille.

Je lui demande donc de bien vouloir venir sur scène pour ce faire.

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